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Entretien

Entretien : ce que la loi impose, et ce qu’un contrat ajoute

L’entretien obligatoire et le contrat d’entretien sont deux choses différentes. La loi fixe une fréquence et une attestation. Le contrat, lui, ajoute un prix, une durée, une reconduction et parfois des exclusions. Vous pouvez respecter l’une sans signer l’autre. Cette page distingue ce qui est imposé de ce qui est simplement conseillé, au 3 novembre 2026.

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Mis à jour le 3 novembre 2026 · Rédaction Souscrio

L'essentiel

  • Chaudière de 4 à 400 kW : un entretien chaque année civile.
  • Pompe à chaleur ou climatisation de 4 à 70 kW : au plus 2 ans entre deux entretiens.
  • L’attestation arrive dans les 15 jours suivant la visite.
  • Chaudière : l’attestation se garde au moins 2 ans.
  • Un contrat annuel n’est pas une obligation légale : seul l’entretien l’est.

Ce qui est obligatoire, appareil par appareil

Les règles viennent du code de l’environnement :

  • Chaudière gaz, fioul, bois, de 4 à 400 kW : entretien chaque année civile, le premier au plus tard l’année civile suivant la pose (articles R224-41-4 à R224-41-9).
  • Pompe à chaleur et climatisation, de 4 à 70 kW : pas plus de 2 ans entre deux entretiens, le premier dans les 2 ans suivant la pose (articles R224-44 à R224-44-5).
  • Exception : les systèmes qui ne produisent que l’eau chaude d’un seul logement sortent de cette seconde règle.
  • Qui s’en occupe : l’occupant pour un appareil individuel, sauf clause contraire du bail. Le propriétaire ou le syndicat pour un appareil collectif.

Une précision sur la pompe à chaleur

La fiche de Service Public sur la chaudière, vérifiée le 19 mai 2025, cite la pompe à chaleur dans l’obligation d’entretien annuel. Le décret du 28 juillet 2020 et le ministère de la Transition écologique retiennent un intervalle de 2 ans. Nous suivons ici le texte réglementaire. Rien ne vous empêche de faire plus souvent, et votre bail ou votre contrat peut l’imposer.

Ce qui est recommandé, sans être exigé

Certains gestes ne viennent d’aucune obligation chiffrée, mais protègent votre installation et vos droits :

  • Conserver toutes les attestations, au-delà des 2 ans demandés pour une chaudière : elles aident à la revente et en cas de sinistre.
  • Lire les conseils joints à l’attestation. Ils sont indicatifs, sauf en cas de monoxyde anormalement élevé.
  • Vérifier le thermostat et l’isolation du réseau, que le chauffagiste doit contrôler lorsqu’ils existent.
  • Surveiller vos panneaux solaires si vous en avez : Service Public conseille des contrôles visuels réguliers et un coup d’œil à la production.

Sans entretien : ce que vous risquez vraiment

Service Public précise qu’aucune amende n’est prévue en cas d’absence d’entretien annuel. Le risque est ailleurs. Sans attestation, votre bailleur peut retenir la somme sur le dépôt de garantie. Après un accident avec une chaudière mal entretenue, l’assureur peut refuser de vous indemniser. Méfiez-vous donc de toute offre qui vous menace d’une sanction, sans pour autant négliger la visite.

Le contrat d’entretien : les clauses à lire

Comparez ces éléments avant de vous abonner :

  • La durée et la reconduction : pour un contrat à reconduction tacite, l’article L215-1 du code de la consommation oblige le prestataire à vous prévenir par écrit, entre 3 mois et 1 mois avant la date limite, dans un encadré apparent. Sans cet avis, vous pouvez arrêter sans frais à tout moment après la reconduction.
  • Ce qui est compris : visite, déplacement, main-d’œuvre et pièces. Une pièce exclue change tout le calcul.
  • Le délai d’intervention en cas de panne, en jours ouvrés ou calendaires, et les heures couvertes.
  • Les exclusions : appareil ancien, conduit, ou panne liée à la qualité de l’eau.
  • La révision du prix : quelle formule, et pouvez-vous partir si le tarif augmente ?

Contrat ou visite à l’unité ?

Faites le calcul sur 3 ans avec vos propres devis. Sans contrat, chaque intervention de dépannage ou d’entretien donne lieu à un devis obligatoire, avec taux horaire et déplacement. Avec un contrat, vous payez une régularité et parfois une priorité d’intervention. Vous n’avez pas à accepter un abonnement lors de la vente d’un appareil : demandez le prix de la machine sans lui. Refusez aussi un contrat sans date de fin écrite, ou dont le prix de la dernière année reste inconnu.

Si vous cherchez un professionnel

Souscrio vous éclaire sur ce que vous signez et ce que vous payez. Si vous en faites la demande, nous cherchons un partenaire dans votre région. Nos partenaires sont qualifiés RGE ou IRVE selon leur métier, ce que vous pouvez contrôler dans l’annuaire officiel pour la partie RGE. Vous voyez d’abord qui il est, et votre demande ne lui parvient qu’avec votre accord.

Pour qui ?

  • Propriétaire occupant qui reçoit une offre d’abonnement
  • Locataire qui se demande qui doit appeler le chauffagiste
  • Bailleur qui vérifie les attestations à la sortie
  • Copropriétaire d’une chaudière collective
  • Personne équipée depuis peu d’une pompe à chaleur

À préparer

  • La marque, le modèle et la puissance de l’appareil
  • La dernière attestation d’entretien
  • Votre bail, si vous êtes locataire
  • Le contrat d’entretien en cours et sa date d’échéance
  • Les devis de visite à l’unité que vous avez reçus

Questions fréquentes

Un contrat d’entretien est-il obligatoire ?

Non. La loi impose l’entretien et l’attestation, pas la signature d’un abonnement. Vous pouvez faire appel à un professionnel qualifié de votre choix.

Qui paie l’entretien dans un logement loué ?

L’occupant prend l’initiative pour un appareil individuel, sauf clause contraire du bail. Pour un appareil collectif, c’est le propriétaire ou le syndicat.

Combien de temps garder l’attestation ?

Au moins 2 ans pour une chaudière. Le texte sur les pompes à chaleur ne fixe pas de durée précise : gardez-les le plus longtemps possible.

Y a-t-il une amende sans entretien ?

Service Public n’en prévoit pas. En revanche, le dépôt de garantie peut être amputé et l’assureur peut refuser de vous indemniser après un accident.

Mon contrat s’est reconduit sans prévenir : que faire ?

Si vous n’avez pas reçu l’avis écrit prévu par l’article L215-1, vous pouvez y mettre fin sans frais à tout moment après la reconduction. Écrivez par lettre recommandée.

Sources officielles

Information générale, à vérifier selon votre situation et votre contrat. Mis à jour le 3 novembre 2026.

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