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Panneaux solaires : ce que vous signez pour vingt ans

Une installation solaire n’est pas un simple achat. C’est un devis, parfois un crédit, une déclaration en mairie, une convention avec le réseau, puis un contrat de vente qui peut durer 20 ans. Cette page suit ces papiers un par un, avec ce qu’ils coûtent dans le temps. Les règles citées ont été lues au 3 novembre 2026.

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Mis à jour le 3 novembre 2026 · Rédaction Souscrio

L'essentiel

  • Le contrat d’obligation d’achat dure 20 ans, et personne ne vous oblige à le prendre.
  • L’arrêté du 1er juin 2026 fixe le tarif d’achat à 1,1 c€/kWh hors TVA, indexé de 2 % par an.
  • La TVA à 5,5 % exige 9 kWc au plus et plusieurs conditions techniques.
  • L’onduleur a une durée de vie moyenne de 15 ans : son remplacement fait partie du coût.
  • Une assurance responsabilité civile devient obligatoire une fois l’installation posée.

Trois signatures, trois interlocuteurs

La première signature est le devis, avec l’installateur. La deuxième concerne le réseau : une proposition de raccordement et un contrat d’accès si vous injectez du surplus, ou une convention d’autoconsommation sans injection si tout reste chez vous. La troisième est facultative : le contrat d’obligation d’achat, qui fixe la vente de votre surplus pendant 20 ans à un tarif réglementé.

D’autres acheteurs existent, avec des durées plus courtes selon Service Public. Regardez qui peut résilier, à quel moment, et ce que devient le prix. Une déclaration préalable en mairie s’ajoute pour une pose sur le toit. Faites écrire dans le devis qui la dépose, et que le chantier attend la réponse.

Ce que le contrat coûte après la pose

Le prix du devis n’est que le début. Voici les postes qui suivent :

  • La TVA : 5,5 % seulement jusqu’à 9 kWc, avec des panneaux à faible empreinte carbone, peu de métaux lourds et un système de gestion de l’énergie. Une condition manque, et le taux passe à 20 %.
  • L’onduleur : Service Public annonce environ 15 ans de durée de vie moyenne, contre 30 ans de performance pour les panneaux. Comptez ce remplacement dans votre calcul.
  • L’assurance : la responsabilité civile devient obligatoire et votre cotisation habitation peut être recalculée.
  • Le tarif d’acheminement : la vente du surplus entraîne le paiement d’une taxe annuelle.
  • L’impôt : la vente échappe à l’impôt sur le revenu à trois conditions : 3 kWc au plus, 2 points de raccordement au plus, aucun usage professionnel. Sinon, ces revenus se déclarent en bénéfices industriels et commerciaux.

Le surplus : faites la multiplication

L’arrêté du 1er juin 2026 fixe le tarif d’achat à 1,1 c€/kWh hors TVA, indexé de 2 % par an, pour un contrat de 20 ans. À ce niveau, 1 000 kWh vendus rapportent 11 € hors TVA la première année. Ce n’est pas une prévision, juste une opération qui montre le poids réel de la revente dans une offre.

La fiche officielle vérifiée le 2 novembre 2026 ne mentionne aucune prime à l’investissement. Si un devis en déduit une, demandez le texte qui la fonde. Exigez aussi l’hypothèse écrite de production et de consommation sur place, et demandez qui en répond si le résultat s’en écarte.

Les clauses à relire dans l’offre

Avant de parapher, cherchez ces lignes :

  • La puissance en kWc, ainsi que la marque et la référence des panneaux et de l’onduleur.
  • Les démarches comprises : déclaration en mairie, raccordement, attestation de conformité, avec leur prix.
  • Le système de gestion de l’énergie, s’il sert à justifier le taux de TVA.
  • L’attestation d’assurance décennale, qui doit être jointe au devis et à la facture.
  • Le financement : un crédit noyé dans le bon de commande reste un crédit, avec son propre document.

Comptant, crédit ou location

Comptant, vous voyez tout de suite ce que vous payez. À crédit, comparez le total remboursé au prix comptant. L’article L312-48 du code de la consommation fait démarrer vos obligations d’emprunteur à la livraison. Ne signez donc aucun document de fin de chantier avant d’avoir comparé le matériel posé avec le devis.

Si l’on vous propose une location, posez ces questions par écrit : qui est propriétaire des panneaux, pour quelle durée, qui change l’onduleur, que se passe-t-il si vous vendez la maison ? Sans réponse écrite, ne signez pas.

Quand dire non

Mieux vaut arrêter la discussion si l’un de ces signaux apparaît :

  • Le vendeur vous a appelé sans que vous ayez demandé de rappel, ou vous a écrit par message, courriel ou réseau social hors contrat en cours. Pour ces travaux, l’article L223-8 du code de la consommation interdit la prospection écrite, et l’appel non sollicité est lui aussi interdit.
  • Il affirme que l’installation se paie toute seule, sans hypothèse écrite ni chiffre vérifiable.
  • Il réclame un chèque, un acompte ou une autorisation de prélèvement le jour d’une signature à domicile.
  • Il ne présente aucune qualification en cours de validité adaptée à votre chantier.
  • Il refuse de dire quel tarif de vente il a retenu.

Si vous voulez un installateur

Souscrio a pour rôle d’éclairer ce que vous signez et ce que vous payez. À votre demande, nous recherchons un partenaire près de chez vous. Nos partenaires sont qualifiés RGE ou IRVE selon leur métier ; vérifiez-le dans l’annuaire officiel. Rien ne lui est transmis sans votre accord, et son identité vous est montrée avant.

Pour qui ?

  • Propriétaire d’une maison qui compare plusieurs offres
  • Foyer à qui l’on présente un crédit avec les panneaux
  • Personne qui veut comprendre le poids réel de la revente
  • Acheteur d’une maison déjà équipée, qui reprend des contrats
  • Habitant sollicité à sa porte pour une étude « sans engagement »

À préparer

  • Vos factures d’électricité sur une année
  • Une photo de la toiture et son orientation
  • Les règles d’urbanisme indiquées par votre mairie
  • Le contrat d’assurance habitation en cours
  • Les offres déjà reçues, avec leurs hypothèses de production

Questions fréquentes

Le contrat d’achat du surplus est-il obligatoire ?

Non. Service Public précise qu’il n’y a pas d’obligation et que d’autres entreprises rachètent cette électricité, sur des durées inférieures à 20 ans.

Pourquoi mon devis affiche-t-il 20 % de TVA ?

Le taux de 5,5 % exige 9 kWc au plus et des critères sur les panneaux et la gestion de l’énergie. Une batterie comprise dans le projet fait aussi passer tout le devis à 20 %.

Faut-il prévenir mon assureur ?

Oui. Une responsabilité civile est obligatoire pour l’installation. Vous pouvez demander la modification de votre contrat habitation, et la cotisation sera recalculée.

Dois-je déclarer la vente d’électricité ?

Pas d’impôt sur le revenu si la puissance reste à 3 kWc au plus, avec 2 points de raccordement au plus et sans usage professionnel. Sinon, ces revenus se déclarent. Votre situation reste à faire vérifier auprès de l’administration fiscale.

Puis-je annuler une commande signée chez moi ?

Oui, pendant 14 jours. Le vendeur doit vous remettre un formulaire de rétractation et ne peut rien encaisser pendant les 7 premiers jours.

Sources officielles

Information générale, à vérifier selon votre situation et votre contrat. Mis à jour le 3 novembre 2026.

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