Vous êtes employeur : que dit la branche ?
La convention collective de la coiffure a mis en place un régime de frais de santé par l’avenant n° 11 du 16 avril 2008, plusieurs fois modifié. L’avenant n° 3 du 13 mai 2019 l’a notamment adapté à la réforme du 100 % Santé. Des avenants ultérieurs ont modifié les cotisations : ne vous fiez pas à un montant ancien.
Avant de signer, demandez à l’organisme de confirmer par écrit que le contrat respecte le régime de branche en vigueur. Votre expert-comptable peut lire le dernier avenant avec vous. Une garantie inférieure à ce que prévoit la branche pourrait vous exposer à une régularisation.
Combien toucheriez-vous en arrêt de travail ?Une estimation selon votre statut, gratuite et sans inscription.Apprentis, temps partiels et salariés déjà couverts
Un salon emploie souvent des apprentis ou du personnel à temps partiel. Ces salariés relèvent du contrat, sauf dispense applicable. Pour chacun, gardez une trace : la notice remise et, le cas échéant, la demande écrite de dispense. Une employée déjà couverte par le contrat collectif de son conjoint peut demander à être dispensée, avec justificatif.
Selon le texte de 2019, le conjoint peut adhérer au régime de façon facultative. Indiquez-le à vos salariés : c’est une information utile lorsque la famille cherche une solution.
Vous exercez seul, en salon ou à domicile
Sans employeur, c’est à vous de souscrire. Voici ce qui change selon votre forme d’activité :
- Micro-entreprise : la cotisation n’est pas déductible, car un abattement remplace les charges réelles.
- Entreprise individuelle au réel : une déduction peut exister dans certains cadres, à valider avec votre comptable.
- Gérant majoritaire : statut de travailleur non salarié, contrat individuel en général.
- Président de SAS : assimilé salarié, accès au contrat à confirmer.

Le vrai risque : ne plus pouvoir travailler
Votre métier repose sur vos mains et sur de longues heures debout. Si un problème vous empêche de travailler, vos clients partent, et le loyer du salon reste à payer. La mutuelle rembourse vos soins, mais elle ne vous verse aucun revenu de remplacement. Les éventuelles indemnités journalières de l’Assurance Maladie dépendent de vos revenus et de 12 mois d’affiliation.
Pour un coiffeur indépendant, une prévoyance mérite donc un examen sérieux. Lisez bien sa définition de l’incapacité : couvre-t-elle l’impossibilité d’exercer votre métier précis, ou toute activité ? Ce détail change tout en cas d’arrêt long.
Comparer un contrat pour vous-même
Regardez vos dépenses réelles plutôt que la mention « spécial artisan ». Vérifiez si l’hospitalisation est bien couverte, si l’optique et le dentaire vous laissent un reste à charge raisonnable, et si le tiers payant est appliqué. Une fois votre contrat choisi, vous pourrez encore en changer après un an : vous n’êtes pas engagé durablement.
Pour qui ?
- Vous ouvrez un salon et embauchez un coiffeur ou un apprenti.
- Vous reprenez un salon déjà en activité.
- Vous coiffez à domicile, en micro-entreprise.
- Vous êtes salarié et voulez comprendre votre contrat.
À préparer
- La convention collective et le dernier avenant santé
- La liste de vos salariés et apprentis
- Votre statut et votre régime fiscal
- Vos charges fixes mensuelles du salon
- Vos décomptes de soins sur 12 mois
Questions fréquentes
Un salon de coiffure doit-il avoir une mutuelle ?
Oui s’il emploie des salariés. La convention coiffure organise un régime de frais de santé, à vérifier dans sa dernière version.
Un coiffeur à domicile doit-il avoir une mutuelle ?
Non, ce n’est pas obligatoire s’il exerce seul. Il reste remboursé par l’Assurance Maladie et choisit lui-même sa couverture.
Un apprenti coiffeur est-il couvert ?
En principe oui, comme salarié, sauf dispense applicable. Vérifiez le texte en vigueur et gardez la demande écrite.
Mon conjoint peut-il être couvert par le régime coiffure ?
Selon l’avenant de 2019, une adhésion facultative du conjoint est prévue. Vérifiez les conditions et le coût actuels.
Ma mutuelle me paie-t-elle si je ne peux plus couper ?
Non. Elle rembourse vos soins. Pour un revenu de remplacement, il faut une prévoyance ou une indemnité de l’Assurance Maladie.
Sources officielles
- Légifrance : convention collective de la coiffure, avenant n° 3 du 13 mai 2019
- Légifrance : convention collective nationale de la coiffure
- Impots.gouv.fr : micro-entrepreneur, puis-je déduire des charges ?
- Ameli : arrêt maladie de l’indépendant, vos indemnités journalières
Information générale, à vérifier selon votre situation et votre contrat. Mis à jour le 3 novembre 2026.

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