Fonds euros, unités de compte : quel risque prenez-vous ?
Sur le fonds euros, l’assureur garantit le capital investi. Sur les unités de compte, seul le nombre de parts est garanti, pas leur valeur : votre épargne peut donc baisser. Le fonds euro-croissance garantit le capital, en tout ou partie (80 %), à condition de rester investi au moins huit ans.
Pour répartir, partez de l’horizon de votre projet. Une somme dont vous aurez besoin bientôt supporte mal une baisse. Vous pouvez gérer vous-même, ou confier la gestion à l’assureur selon un profil prudent, équilibré ou dynamique. Pour un conseil adapté à votre patrimoine, adressez-vous à un professionnel habilité : cette page ne le remplace pas.
Quels frais lire avant de signer ?
Les frais sont prélevés sur les sommes placées : ils réduisent donc directement ce que vous gagnez, année après année. Demandez un tableau clair, avec un exemple chiffré sur votre versement prévu.
Il n’existe pas de plafond de versement ni de minimum légal pour ouvrir un contrat, mais vos versements ne doivent pas être excessifs par rapport à votre situation financière et familiale. Vous pouvez verser librement, régulièrement ou en une fois. Après la souscription, vous disposez de 30 jours pour renoncer.
- Frais de dossier à l’ouverture
- Frais d’entrée sur chaque versement
- Frais de gestion annuels, parfois différents selon le support
- Frais d’arbitrage en cas de changement de support
Comment récupérer votre argent ?
Le rachat total met fin au contrat, le rachat partiel le laisse vivre. L’assureur doit payer sous deux mois, faute de quoi des intérêts de retard s’appliquent. Certains contrats proposent une avance : c’est un prêt à rembourser, avec intérêts, et non un retrait.
Un point à surveiller : si un bénéficiaire a accepté sa désignation, son accord peut être nécessaire pour un rachat, selon la date d’acceptation. Réfléchissez-y avant d’accepter une telle demande, surtout si vous pensez utiliser cet argent de votre vivant.

Que change le cap des huit ans sur l’impôt ?
Seuls les gains sont imposés, lors d’un retrait, pas la totalité de la somme retirée. Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, le prélèvement au moment du versement est de 12,8 % avant huit ans. Après huit ans, il est de 7,5 %, et un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule, ou 9 200 euros pour un couple, s’applique à l’ensemble des contrats. Les gains peuvent ensuite être imposés à 7,5 % ou à 12,8 % selon le montant des primes. Le barème progressif reste possible.
Il s’y ajoute des prélèvements sociaux de 17,2 % en principe, selon la fiche Service-public vérifiée en avril 2026. Ces taux et conditions changent : contrôlez-les sur impots.gouv.fr avant toute décision importante. Votre comptable ou votre notaire peut étudier votre cas.
Comment rédiger la clause bénéficiaire ?
La clause désigne qui reçoit le capital à votre décès. Une formule type convient parfois, mais pas toujours après un divorce, une recomposition familiale ou une naissance. Précisez bien l’identité des personnes, et prévoyez des bénéficiaires de second rang.
Au décès, la fiscalité dépend de l’âge de l’assuré au moment des versements. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 euros, sous conditions. Pour les primes versées après 70 ans, les droits de succession portent sur la fraction des primes au-delà de 30 500 euros, tous contrats confondus. Un notaire peut vérifier la cohérence avec votre succession.
Pour qui ?
- Vous voulez épargner sur plusieurs années
- Vous préparez une transmission à vos proches
- Vous avez un ancien contrat dont vous ne comprenez plus les frais
- On vous propose des unités de compte et vous hésitez
À préparer
- Le montant et la durée envisagés pour votre placement
- Le relevé annuel de vos contrats existants
- La date d’ouverture de chaque contrat
- L’identité complète des bénéficiaires
- Votre dernier avis d’imposition, pour le prélèvement
Questions fréquentes
Peut-on retirer son argent d’une assurance vie à tout moment ?
Oui, par un rachat partiel ou total, sauf cas particuliers liés à un bénéficiaire acceptant. L’assureur doit payer sous deux mois, et seuls les gains sont imposés.
Pourquoi parle-t-on du cap des huit ans ?
Parce qu’à partir de huit ans de contrat, un abattement annuel s’applique sur les gains retirés : 4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple.
Les fonds sont-ils garantis ?
Le capital placé sur le fonds euros est garanti par l’assureur. Sur les unités de compte, seul le nombre de parts l’est : leur valeur peut baisser.
Peut-on renoncer à un contrat d’assurance vie ?
Oui, le délai de renonciation est de 30 jours. Le contrat vous précise comment exercer ce droit et à quelle adresse envoyer votre demande.
Comment savoir si je suis bénéficiaire d’une assurance vie ?
Vous pouvez interroger l’Agira, qui transmet votre demande aux assureurs. Il vous faudra fournir l’acte de décès.
Sources officielles
- Service-public.gouv.fr : contrat d’assurance-vie, fonctionnement
- Service-public.gouv.fr : imposition des revenus d’un contrat d’assurance-vie
- economie.gouv.fr : quelle est la fiscalité de l’assurance-vie ?
- impots.gouv.fr : l’assurance-vie et le PEA
- impots.gouv.fr : bénéficiaire d’une assurance-vie, comment déclarer
- economie.gouv.fr (DGCCRF) : délais de réflexion ou de rétractation
Information générale, à vérifier selon votre situation et votre contrat. Mis à jour le 3 novembre 2026.

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